avoir 20 ans au Caire

Wednesday, March 01, 2006

bouquet urbain

l'odeur des chichas pommes,
l'odeur de la patisserie crystal chaque matin,
l'odeur du koshary près du deac,
l'odeur des boutiques de café et de la cardamone,
l'odeur de l'ascenseur avant les cours,
l'odeur des pots d'échappement,
l'odeur de mon appartement,
l'odeur des magasins de jus de fruits frais,
l'odeur de ma chambre quand j'allume ma bougie de chez colette,
l'odeur du tailleur Georges, celle des boules contre les mites,
l'odeur du souq de Bab el Louq,
l'odeur des poulets, de la boue et de la saleté,
l'odeur des magasins de jus de fruits frais quand il fait chaud,
l'odeur des épices,
l'odeur du Huriyya, le tabac froid,
l'odeur des falafels à toute heure du jour et de la nuit,
l'odeur de la pollution qui pique le nez,
l'odeur des épiceries, toujours ouvertes,
l'odeur des toilettes du café Zahret el Boustan,
l'odeur de mon gel douche,
l'odeur de l'institut de beauté,
l'odeur des journaux midane Tahrir,
l'odeur des cacahuètes grillées chez el Abd,

toutes des odeurs présentes au quotidien depuis cinq mois et auxquelles je me suis habituée.

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